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UBER: pour qu'on en finisse avec ces faux-semblants

Auteur : Robert Castonguay - Publié le : 2016-06-15 23:54 -
UBER: pour qu'on en finisse avec ces faux-semblants

Des plateformes numériques innovantes et des applications mobiles ingénieuses ont amené
un vent de changement dont la portée ne cesse d'engendrer des mutations dans notre
quotidien, nos rapports sociaux, notre rapport à l'économie, au marché du travail et, plus en
amont, dans nos valeurs, nos amitiés, notre vie familiale.

UBER nous est arrivé tout de technologie vêtu, drapé du manteau à la mode de l'économie
du partage, pour nous offrir de dépoussiérer l'industrie du taxi. De l'aveu même de Travis
Kalanick, l'homme qui met les taxis dans la rue, UBER se dit investi d'une mission :
démontrer l'efficacité absolue du marché.

Économie du partage vous dites?

L’économie du partage, c'est le covoiturage, c'est-à-dire maximiser l'utilisation d'un véhicule
pour minimiser sa trace environnementale. Est-ce là ce qu'UBER nous propose?

L'économie du partage, c'est la contribution de nombreux participants à la réalisation d'un
projet (crowdsourcing) comme celui d'Enterprise Works, une ONG luttant contre la pauvreté
en Afrique, qui a lancé auprès d'une foule d’experts, chercheurs, inventeurs, un appel à
projet pour développer une solution pour les populations d’Afrique.

Est-ce là un objectif social et national qu'UBER nous propose ?

L'économie du partage, c'est aussi la finance collaborative (crowdfunding, monnaies
alternatives), c'est la mobilisation d'une masse critique de contributeurs plutôt qu'une poignée de gens fortunés.
Est-ce là une pratique utilisée par UBER en matière de levée de fonds?

L'économie du partage, c'est aussi la consommation collaborative (agriculture communautaire), les modes de vie collaboratifs (coworking, cohabitat) et la production collaborative (Wikipédia, Fablabs, imprimantes 3D).

Nous nous éloignons d'UBER il me semble!

Le paravent de l'innovation technologique

UBER se sert du paravent de l'innovation technologique, bien que sa technologie soit
séduisante, et il nous a fait prendre conscience de la précarité d'une industrie du taxi
vieillissante et déphasée. Soit! Oui, UBER nous a amené un vent de changement, mais est-ce
vraiment celui de l'innovation sociale portée par une technologie ouverte? En quoi le fait
d'exporter notre argent en Californie constitue-t-il une avancée sociale et une évolution
innovante de notre système de transport ? Le service sera-t-il moins cher, moins polluant,
plus sécuritaire, plus rapide et surtout, pérenne? En Angleterre, en France, en Allemagne, en
Inde, aux Pays-Bas et au Canada, UBER n'a pas réussi son examen d'entrée!

UBER a déclenché une véritable guerre de tranchées, à peu près partout! Au Québec aussi.
L'intérêt d'Uber ne viendrait-il pas plutôt du constat que la nouvelle économie numérique nous
apporte aussi son lot de cancres et de sirènes enjôleuses ?

Une solution «Made in Québec»

À Montréal, Téo nous propose une nouvelle vision du transport en commun en phase avec
nos préoccupations sociales! L'utilisation de voitures électriques est déjà en soit, une nette
avancée dont les compagnies de taxi pourraient s'inspirer.

Une solution «Made à Québec»

À Québec, il serait temps d’élargir considérablement la portée de la discussion sur ces
plateformes d’échange qui favorisent une meilleure allocation des ressources, le recyclage,
l’atomisation de l’offre, l’élimination des intermédiaires, la création de revenus hors des
circuits de l’emploi traditionnel. L'industrie du taxi n'y échappera pas. Nous sommes sous le
coup d'une transition écologique et démocratique de l’économie, stimulée par l'Internet.

L'émergence d'une économie collaborative ne doit aucunement être synonyme d'évasion
fiscale et de contournement des règles existantes, même si elle se définit comme une
extension du domaine du marché. Le principal revers de l'économie collaborative, tel que
l'illustre le cas Uber dans l'industrie du taxi, consiste en une situation de monopole des
nouvelles places de marché économique qui sont censées organiser une plus forte
concurrence grâce à Internet et au numérique.
La question de la concurrence loyale ne se pose donc plus puisque le succès de l'uberéconomie
repose sur une concurrence biface qui est par défaut «déloyale», et se manifestant
par la capacité de ces nouveaux acteurs du numérique à contourner impôts, normes et lois
en s'imposant à la fois comme des intermédiaires entre des clients du côté de la demande,
mais aussi de clients du côté de l'offre.

Si on conçoit que toute règlementation ne peut être que suiviste (observant les phénomènes
et prenant les mesures en conséquence pour préserver l'intérêt général et le bénéfice collectif
contre des intérêts spécifiques et lucratifs - en l'occurence ici les intérêts de quelques
marchands du rêve de l'innovation technologique - il apparait évident qu'Uber force l'État
québécois à adapter la régulation pour éviter une asymétrie règlementaire tout en s'assurant
de capter une part de cette nouvelle assiette fiscale, source de financement et de rentes qui
lui échappent totalement.

Il faut en effet du courage politique pour réglementer très tôt un secteur qui est par définition en instabilité permanente du fait du rythme effréné de l'innovation et du développement technologique, mais aussi de l'évolution des services et des usages. Mais ce qu'on n'oublie de souligner souvent, c'est que le fait d'encadrer les activités des plateformes numériques n'implique pas systématiquement que l'on cherche à brider l'innovation technologique.

Il importe, en effet, de mettre des garde-fou pour maîtriser les effets néfastes de la transition numérique sur nos sociétés, sans pour autant empêcher la libération du potentiel créatif et innovant, à forte valeur ajoutée des applications, services et contenus Internet, tant que ceux-ci apportent des garanties en termes de préservation des principes d'ouverture, de décentralisation, de transparence, de neutralité et d'équité profitant aux utilisateurs finaux et aux consommateurs. Car en définitive la véritable économie du partage ne peut être en conflit avec les valeurs et les fondements qui prévalaient à la création de l'Internet et qui continuent de prévaloir malgré son évolution.

Et heureusement l'Internet appartient à tout le monde. Même aux chauffeurs de taxi!

''Louis Houle
Président
La Société Internet du Québec
Isoc Québec
Louis.Houle à isoc.quebec''


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Colloque « Cultures, Sociétés et Numérique » organisé par le Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation de l’UQAM

Auteur : Robert Castonguay - Publié le : 2015-10-09 16:22 -

Montréal, le 8 octobre 2015 – Le Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) organise, les 15 et 16 octobre prochains, le colloque international « Cultures, Sociétés et Numérique ». Organisé dans le cadre des célébrations des dix ans de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité culturelle, cet événement constitue une occasion de présenter, partager et discuter des résultats de l’étude « Pour une culture en réseaux diversifiée. Appliquer la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (CDEC) à l’ère du numérique  ». Réalisée par les membres du CEIM, dont les professeurs du Département de science politique  de l’UQAM Christian Deblock  et Michèle Rioux , cette étude a été effectuée pour le Ministère des Affaires étrangères et du développement international (MAEDI) et le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) de France.


Enjeux et menaces
Dans un contexte de mise en réseaux des sociétés, des industries et des cultures, le colloque permettra de repenser les stratégies, les politiques publiques et la coopération internationale en matière de promotion et de protection de la diversité des expressions culturelles, afin de tirer le plein bénéfice des transformations liées au numérique tout en évitant les menaces qui sont réelles et qui préoccupent autant les décideurs que les acteurs des milieux culturels.




Lors de ce colloque, plus d’une cinquantaine de spécialistes et experts internationaux en politique culturelle et en politique numérique, des acteurs culturels ainsi que des représentants gouvernementaux venant d’horizons divers tenteront de définir des politiques publiques 2.0 pour la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles aux niveaux national et international. À cet effet, la ministre de la Culture et des Communications du Québec, madame Hélène David, fera une allocution le vendredi 16 octobre à 12 h 30.




Parmi les conférenciers
•Louis Pouzin (Co-inventeur d’Internet et fondateur d'Open-Root)
•Laurence Mayer-Robitaille (UNESCO)
•Hélène Drainville (Télé-Québec)
•Marie-Philippe Bouchard (Radio-Canada)
•Guillaume Castonguay (CRTC)
•Charles Vallerand (CDC)
•Louis Houle (Isoc Québec)
•Octavio Kulesz (Editorial Teseo)
•Christian Agbobli (UQAM)
•Loum Ndiaga (UQO)
•Sylvain Lafrance (HEC)
•Jonathan Roberge (INRS)
•Alain Kiyindou (Univ. Bordeaux III)
•Emmanuel Eveno (Univ. Toulouse II)

Partenaires
Ce colloque est organisé par le CEIM avec l’appui des partenaires suivants : Société des arts technologiques (SAT ), Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH ), Faculté de science politique et de droit de l’UQAM , Institut d’études internationales de Montréal (IEIM ), Groupe d'études et de recherche sur l'international et le Québec (GERIC ), ISOC Québec , Coalition canadienne pour la diversité culturelle (CDC ).



(Source du communiqué : http://bit.ly/1P13U6R )





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7e édition de la Semaine québécoise de l'informatique libre

Auteur : Robert Castonguay - Publié le : 2015-09-03 14:17 -
FACIL
mardi le 1 septembre 2015


FACIL, pour l'appropriation collective de l'informatique libre (FACIL), est fier de dévoiler aujourd'hui le calendrier des activités de la Semaine québécoise de l'informatique libre (SQIL).
L'édition 2015 de la SQIL, qui se tiendra du 19 au 27 septembre, est riche d'une vingtaine d'activités organisées par les membres de la communauté libriste : des conférences, des ateliers, des rencontres, des projections de film, des tables ronde, etc.


Pour en savoir plus
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Évaluer votre lien internet

Auteur : Robert Castonguay - Publié le : 2015-09-03 14:12 -
ACEI
L’équipe du .CA invite les Canadiennes et les Canadiens à évaluer leur connexion Internet grâce au nouveau test de performance Internet .CA

•Le test de performance Internet .CA a été mis au point pour révéler aux internautes la vitesse et la performance de leur connexion en fonction de l’état réel du réseau, entre autres, en situation de congestion et d’acheminement des données suivant des trajectoires mondiales complexes. Plusieurs autres tests déforment la réalité en ne présentant une connexion donnée qu’à travers le prisme de la conjoncture idéale. Les résultats sont cartographiés en fonction du code postal, ce qui permet aux internautes de comparer la performance de leur connexion à celle de leurs voisins.

Pour en savoir plus et évaluer votre lien internet
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Développement de l’Internet et gouvernance de l’Internet en Afrique

Auteur : Robert Castonguay - Publié le : 2015-09-03 13:28 -
ISOC-Monde
L’Internet mondial continue de croître à un rythme exponentiel, apportant de nouveaux modes de transaction, de communication, d’apprentissage, de socialisation, et transformant ainsi presque tous les aspects de la vie quotidienne. Mais les bienfaits de l’Internet sont encore inégalement répartis. En Afrique, malgré un démarrage lent, l’utilisation de l’Internet augmente rapidement, et ses effets transformateurs sont de plus en plus accessibles.

Pour en lire plus
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Comment pouvez-vous aider à faire en sorte qu’Internet demeure une plateforme ouverte et accessible ?

Auteur : Robert Castonguay - Publié le : 2015-04-12 20:18 -
ISOC-Monde
À une époque où nombre de processus existants à l’origine du développement et de l’administration d’Internet sont remis en question, il est plus que jamais important que vous vous impliquiez dans son avenir.
L’Internet Society éduque et informe le public sur les avantages de bénéficier de structures & processus ouverts et fondés sur le consensus.

Nous établissons aussi un contact avec certains organismes de réglementation, des organismes publics et des ONG.

Peu importe que vous soyez une entreprise, une ONG, un décideur politique ou un particulier – nous avons besoin de vous.

Pour plus de renseignement sur le fonctionnement de l'Internet Society
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ISOC.QUEBEC

Auteur : Robert Castonguay - Publié le : 2015-04-11 10:22 -
ISOC-Québec
Nous voici de retour après une mise à jour de notre hébergement et site.

Vous remarquerai la nouvelle adresse point québec pour notre site.

L'ancienne adresse sera encore disponible pour une certaine période.
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Recrutement de candidats pour l'ICANN

Auteur : Robert Castonguay - Publié le : 2014-12-19 14:03 -
ICANN
«Le comité de nomination de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) invite les personnes intéressées à soumettre des demandes et / ou à recommander des candidats pour des postes de direction clés de l'ICANN.

Les personnes sélectionnées par le comité de nomination auront une occasion unique de travailler avec des collègues chevronnés de partout dans le monde et aider à façonner la coordination et la politique de développement technique de l'Internet.

Nous vous invitons à regarder cette vidéo pour plus de détails . N'hésitez pas à contacter Isoc Québec pour tout complément d'information.»

https://www.icann.org/news/announcement-2014-12-08-en


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